Pénalisées tout au long de leur vie, les femmes subissent de plein fouet la réforme des retraites de 2023, qui allonge encore leur temps de travail et aggrave leur précarité.
Rendez vous le 8 mars pour dénoncer cette injustice et gagner l’abrogation des 64 ans.
Travailleuses : la triple peine
Malgré des décennies de luttes, l’égalité entre les femmes et les hommes au travail est encore loin d’être réalité. Les femmes salariées gagnent toujours en moyenne un quart de moins que les hommes. Si l’on prend en compte les privé·es d’emploi, cet écart grimpe à 30 %.
Pourquoi ? Parce que les femmes subissent davantage le temps partiel imposé (postes à temps partiel sur 10 sont occupés par des femmes). Elles sont plus nombreuses dans les métiers moins payés et leur déroulement de carrière est souvent bloqué.
En effet, à l’arrivée d’un enfant, ce sont encore les femmes qui mettent le plus souvent leur carrière entre parenthèses : une femme sur deux réduit ou interrompt son activité, contre seulement un homme sur neuf.
Et à la retraite ? Ces inégalités se payent cash !
- Les femmes retraitées touchent en moyenne 38 % de moins que les hommes.
- Près d’une femme sur deux perçoit une pension inférieure à 1 000 euros brut par mois.
- Les femmes travaillent 8 mois de plus, en moyenne, que les hommes avant de pouvoir partir.
- 38 % des femmes quittent le travail avec une carrière incomplète et elles subissent la décote.
Conséquences ? Les femmes retraitées sont plus souvent dans la pauvreté, dépendantes financièrement et en difficulté pour accéder aux soins médicaux. Quitter un conjoint violent devient encore plus compliqué quand on ne peut pas subvenir à ses besoins.
La réforme des retraites de 2023, un coup de massue de plus pour les femmes !
Les femmes sont les premières touchées par l’allongement de la durée de cotisation, le recul de l’âge de départ et l’aggravation de la décote.
La majoration de durée d’assurance pour enfant (MDAE) ne compense pas la perte des annuités requises, encore moins avec les annuités supplémentaires prévues par la réforme 2023, alors que 95 % des congés parentaux sont pris par les femmes. Pourtant, la mobilisation contre cette réforme a été massive et nous continuons à exiger son abrogation !
Alors le 8 mars, on se lève et on manifeste pour :
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L’égalité salariale et la reconnaissance de nos métiers ;
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L’abrogation de la réforme des retraites de 2023 ;
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La retraite à 60 ans, sans décote, avec un minimum à 2000 euros ;
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La prise en compte des années de maternité et des temps partiels imposés ;
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La réindexation des retraites sur les salaires et non sur l’inflation ;
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Le retour à un calcul de la pension sur les 10 meilleures années (et non 25) ;
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La suppression de la décote et la prise en compte des carrières hachées ;
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La revalorisation des pensions des femmes retraitées.
Pour voir la carte des manifestations en France le 8 mars, cliquez sur :